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Le Culte-O-Rama

Le Culte-O-Rama

Pour l'amour des films de genres. Des articles et commentaires sur des films gros budgets ou très obscurs qui sont tombés sous l'attention de Tuco.


Requiem pour un beau sans Coeur

Publié par Tuco sur 31 Décembre 2007, 20:17pm

Catégories : #Film Policier - Gangsters - criminels et Polar

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Surnommé par les médias comme l'ennemi public numéro un, Louis-Régis Savoie s'évade de prison après avoir tué un flic et profite de sa nouvelle liberté pour rêgler ses comptes en mettant le feu à un salon de massage, tuant plusieurs personnes innocentes. Régis, accompagné de son meilleur ami, de sa copine et d'une danseuse nue, se cache dans un chalet pour préparer son évasion du Canada.

REQUIEM POUR UN BEAU SANS COEUR est peut-être le film québécois à grande échelle le plus innovateur et fascinant des 20 dernières années. Robert Morin, un génie au momment de manipuler la  caméra, a décidé de montrer le point de plusieurs personnages de son récit  Le plus intéressant, c'est que le narrateur change à chaque quinze minutes et qu'on voit parfois la même chose, mais sous des yeux différents. On en vient donc à se demander où est la vérité dans cette histoire tragique, pénible mais aussi terriblement intense. Tout cet univers qui se révèle assez étrange et on voit bien que la ligne entre le bien et le mal est d'une minceur anorexique. Autant Régis est un personnage visiblement dérangé et cruel, autant parfois on ne peut que ressentir de la pitié envers un être aussi désespéré et perdu. Le spectateur devient aussi confus que les personnages, qui se retrouvent dans des situations sans échappatoire, devant souvent subir ce qu'ils redoutent le plus. Techniquement, on est près ici à mon sens d'un film parfait. La caméra subjective qui aurait pu devenir très lourde, se révèle rapidement être subtil et magnifiquement évocatrice, devenant le meilleur élément de réflexion du film. Le tout se révèle terriblement violent et pénible, passant d'un massacre crématoire, à une scène trash hyper intense avec la mère de Régis jusqu'à sa performance finale, monologuant de façon fascinante en regardant directement dans l'objectif d'une caméra amateur.  vu par un officier de police, transporte le film dans un chemin différent, très testotéroné avec des one liners à la pelle. Les dialogues atteignent une poésie réaliste poignante et terrible, surtout aidé par des acteurs 100% crédibles. Gildor Roy offre la plus grande performance de sa carrière et le reste du cast, brille par sa justesse. Il est physiquement parfait pour le rôle étant de forte stature mais aussi, aillant l'air d'un ourson délicat.  On aura besoin d'un deuxième visionnement pour encore mieux comprendre ce film complexe mais jusqu'à la toute fin attirant, menant  vers une finale tout simplement génial et méditative. Beaucoup parlent de REQUIEM comme du plus grand film québécois à ce jour et même si notre sensibilité peut nous amener à préférer d'autres oeuvres, on ne peut nier ce joyau inoubliable.
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