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Le Culte-O-Rama

Le Culte-O-Rama

Pour l'amour des films de genres. Des articles et commentaires sur des films gros budgets ou très obscurs qui sont tombés sous l'attention de Tuco.


La Mort d'un Bûcheron

Publié par Tuco sur 20 Septembre 2009, 17:51pm

Catégories : #Indescriptible


Marie Chapdelaine décide de déménager à Montréal dans le but de retrouver son père. Elle est engagée dans un bar miteux où elle doit faire sa musique country seins nus mais est récupéré par François Paradis, un bellâtre qui lui promet de l'aider dans sa quête pour finalement ne s'en servir comme objet pour aider sa carrière. Marie se révolte, laisse tout tomber et après avoir trouvé un petit indice, part avec une maîtresse de son père, sa voisine et son ancien patron dans un road trip au fin fond du bois québécois, pour trouver la vérité.

J'ai beaucoup de difficulté à cerner ce film de Gilles Carle, faisant ici on ne peut plus du cinéma d'auteur et touchant même à l'histoire du Québec et le thème de la reconquête des racines originelles. On ne peut pas appeler un personnage Marie Chapdelaine par innocence, c'est évident. Carle sépare en deux parties son récit, la première qui montre tout l'exploitation du personnage principal et la deuxième, beaucoup moins rythmée sur la découverte du camp de bûcherons. Le résultat est assez déroûtant, on nous présente dès le départ la fameuse mort du bûcheron avec l'homme qui se fait couper une jambe à la scie à chaîne, donnant le ton par cette violence subite, pour démontrer que son récit n'aura aucune facilité ni point de repère. Carole Laure est encore tout à fait magnétique, non seulement actrice de talent mais femme magnifique, n'hésitant pas en plus à montrer de la peau dans ce que certains critiques appeleront de la complainsance de Carle du corps de son actrice. Je dirai seulement que Carle sait comment filmer un corps et est capable de le transformer autant en vulgaire pièce de viande comme la scène du bar country, qu'en un objet de révolte et d'indépendance dans celle de la danse de la panthère. J'ai pour ma part bien apprécié le film et j'aime goûté à quelque chose d'aussi différent, surtout quand ça provient de chez nous. Reste que la deuxième partie du film est si statique que c'est facile de décrocher et comme Carle a tenté selon ses dires, d'éviter toute mise en scène dans cette partie pour mieux appeler la réflexion, les yeux pourront peut-être baisser un peu. Néanmoins, une pièce importante de la filmographie très variée du réalisateur.
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