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Le Culte-O-Rama

Le Culte-O-Rama

Pour l'amour des films de genres. Des articles et commentaires sur des films gros budgets ou très obscurs qui sont tombés sous l'attention de Tuco.


Inland Empire

Publié par Tuco sur 5 Juin 2011, 17:24pm

Catégories : #Indescriptible

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Nikki Grace, star hollywoodienne, décroche le rôle d'un film basé sur un script Polonais. Ce script, n'a jamais abouti, car les deux acteurs principaux auraient été sauvagement tués pendant le tournage. À partir de là, Nikki fait des cauchemars éveillés et mélange tout ensemble.

 

Plus Lynch vieillit, plus il se complexifie. En fait, avec LOST HIGHWAY et MULHOLLAN DR., Lynch s'est installé dans le collectif cinéphile comme un maître discursif. Arrive, INLAND EMPIRE, le film le plus complexe du réalisateur, qui n'y est pas allé de mains mortes et qui a jeté une douche froide, sur tous ses fans et qui a surtout alimenté le feu ardent de ses critiques. Lynch ne fait pas un film facile, il y va en fait avec une expérience de continuité narrative limite de trois heures, fait dans une improvisation évidente avec seulement des lignes directrices en tant que script. Pourtant, Lynch reste dans le drame psychosexuel, filon qu'il continue d'explorer depuis maintenant trois films. Le réalisateur continue également sur quelques pistes de MULHOLLAND DR. avec des choses à dire sur l'industrie cinématographique, sur la célébrité et sur nos appréhensions en tant que spectateur sur la transparence narratif, thème qu'il explore à la limite du concevable. Sur ce point, il faut applaudir Lynch, qui dans une forme complètement éclaté, trouve le moyen de nous amener ailleurs et si il ne passionne pas ici, il impressionne par son cran. Mélanger les histoires de la sorte déstabilise et Lynch le fait pendant longtemps avant de nous lancer tête première dans une horreur glauque, jamais totalement assumée dont seul le réalisateur a le secret. Le travail artistique est hyper classe et jamais personne n'a utilisé la caméra digitale avec autant d'intention de Lynch, qui l'utilise comme une sorte de médiateur entre le réel et le faux et qui lui permet quelques effets vidéos forts astucieux. On reste dans cet univers sans réponses, où Lynch lance au lieu de donner et où son univers se retrouve à être une accumulation, plutôt qu'une file de résolutions. On doit également parler de la performance époustouflante de Laura Dern, qui semble totalement être son personnage dans le film. On la sent se donner émotivement à fond et ses émotions sont si fortes et expressives, qu'elles sont presques palpables. Au final, un film pour les audacieux, pas facile du tout, voir limite. Sauf qu'on peut y tirer quelque chose.

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