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Le Culte-O-Rama

Le Culte-O-Rama

Pour l'amour des films de genres. Des articles et commentaires sur des films gros budgets ou très obscurs qui sont tombés sous l'attention de Tuco.


The Sorcerer's Apprentice

Publié par Tuco sur 9 Mai 2012, 00:35am

Catégories : #Magie

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Alors que Merlin était le plus grand magicien du monde, Maxim Horvath, son disciple, trahit son maître pour rejoindre la sorcière Morgan. Merlin meurt, mais ces deux autres disciples, Balthazar et Veronica, emprisonnent Horvath et Morgan dans des récipients, sauf que Veronica a eu à payer cher son combat, puisque Morgan s'avère retenue dans son corps. Balthazar se retrouve seul et la seule manière pour lui de libérer Veronica et vaincre Morgan est de trouver le Prince héritier, qui pourra utiliser la bague de Merlin. Plusieurs centaines d'années plus tard, Balthazar découvre l'héritier de Merlin en la personne de Dave Stutler, un nerd sans aucune confiance en lui qui libère malencontreusement Horvath de son bocal. Maintenant, Horvath veut libérer Morgan et Balthazar doit enseigner à Dave tout ce qu'il sait.

Jerry Bruckheimer est peut-être le producteur avec l'oeil le plus fin d'Hollywood. D'accord, la plupart de ses films ne sont pas des jeux intellectuels de très grands niveaux, mais quand il est temps de divertir un public au départ peu exigeant avec une rafale d'action et d'effets spéciaux, Bruckheimer est définitivement l'homme. THE SORCERER'S APPRENTICE est la version Harry Potter de Bruckheimer, avec tout ce que ça apporte de bon et de mauvais. Pour un jeune public surexcité, le film de John Turteltaub, est un parfait exutoire avec action, humour primaire et une bonne dose d'aventure. En fait, si vous aimez le réalisateur ainsi que l'acteur rattaché au profit de ce projet, les chances que vous n'aimes pas THE SORCERER'S APPRENTICE sont plutôt faibles.

À la barre du projet, John Turteltaub qui a nagé dans l'actioner/aventure peu demandant avec deux NATIONAL TREASURE passable. Aussi bien dire déjà que son film sur la magie est du même niveau que ses deux derniers projets, divertissant, mais jamais transcendant. Malgré tout, Turteltaub est dans une ambiance connue et y va d'une réalisation honnête, tout au profit du récit, mais parsemé de scènes d'action habilement fignolées. Comme base d'acting, Nicholas Cage vient ajouter une autre perruque à sa collection et vient camper avec assurance un personnage taillé sur mesure pour sa prestance. Ajoutons qu'Alfred Molina, dont le talent n'est pas à douter, est également très convaincant dans le rôle d'Horvath.

On se rend compte assez rapidement que la sauce Disney Actioner prend en ce qui touche la narrativité, toujours très fluide et jamais enmerdante et ce malgré un scénario presque pour enfants avec évidemment, aucune surprise (Intérêts familiaux exige), un humour parfois lourdingue et un personnage principal, ma foi parfois assez irritant. Car si Nicholas Cage transporte le film de par son charisme, Jay Baruchel, un acteur de talent, agace parfois de part sa voix nasillarde et son overacting de film familial. Baruchel n'a peut-être pas ce ''je-ne-sais-quoi'' pour transporter un film de ce genre et de se coltiner un nerd sans assurance et pas nécessaire drôle durant 90 minutes, ça gâche parfois l'expérience. Christophe Vogler, scénariste du projet a affirmé qu'on ne peut que pleinement s'identifier à un héros défensif face à sa quête, idée louable qu'il n'est certainement pas le premier à explorer, mais son personnage principal en plus d'être plus maladroit qu'un éléphant, semble plus bête qu'un poisson rouge, difficile ensuite de le croire être un scientifique de talent. En fait, c'est dans la bêtise primaire de certains éléments du scénario qu'on trouve que la formule Bruckheimer a finalement des limites claires.

En laissant de côté les points négatifs, dont on s'attend de toute façon d'un projet familial de la sorte, THE SORCERER'S APPRENTICE peut offrir du bon temps à qui en voudra bien. Si le film de John Turteltaub a les qualités et les limites de ces deux récents projets avec Disney, le réalisateur donne à son public ce qu'il demande de façon tout à fait acceptable.

 

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