Rammbock
Juste au moment où Michael arrive à Berlin pour visiter son ex-copine et essayer de renouer leur relation, un virus transformant tout le monde en zombie se propage à la vitesse de l'éclair dans la ville. Michael ne trouve pas sa copine à son bloc appartement, mais doit s'y abriter avec un jeune plombier. Barricadés, ils doivent trouver un moyen de survivre et pour Michael, il est encore plus important de retrouver sa flamme dans cet enfer.
Les fillms de siège de zombie sont devenus des plus banals. C'est à la base, le scénario du premier film de ROmero qui encore aujourd'hui dans les années continue de faire des petits. RAMMBOCK n'a d'emblée rien de particulièrement intéressant, par contre, il trouve le moyen d'utiliser son contexte scénaristique à l'intérieur d'un bloc appartement connectés à divers fenêtres de survivant pour créer quelques petites perles scénaristiques et divers scènes de tension de qualité.
Ce qui est le plus frappant, c'est l'authenticité de RAMMBOCK. Un film très court, d'à peine 60 minutes, mais qui utilise PLEINEMENT chacune de ses secondes. Les personnages ne sont pas particulièrement complexes, mais dégage une histoire, un véritable vécu. Les situations sont réalistes et les réactions des personnages sont logiques, ce qui est un élément souvent absent de bien des blockbusters où tout le monde est un superhéros. RAMMBOCK semble presque se plaire à être un film fait par des gens ordinaires pour des gens ordinaires.
À voir RAMMBOCK, on a également cette impression que peut-être, plus de réalisateurs de série B devraient baisser les standards de longueur des films. RAMMBOCK est un film parfaitement rythmé, qui bouge, qui se permet des moments calmes qui amènent toujours obligatoirement l'histoire plus loin. Aucun dialogue superflu ou de scènes du quotidien pour établir le personnage, ce qu'il y a à savoir est dans l'action et dans les mots, rien de plus. Parfois, en faire moins rend le film plus concret et ici, beaucoup plus immersif.
RAMMBOCK a également l'ambition de toucher au film de zombie par la voie du romantisme poussant le personnage principal à reconquérir sa petite amie. Le résultat est moyennement bien réussi, puisque cette recherche culmine certainement vers une des scènes les plus bizarres/touchantes/étrange du genre zombiesque que je vous laisse le soin de découvrir. Il n'en demeure pas moins qu'ici, l'ajout de l'histoire d'amour est questionnable, mais certainement menée avec assez de soin pour qu'on comprenne les intentions du réalisateur, qui a au moins l'audace d'amener un peu de délicatesse à la fin d'un film bien barbare.
Ce film de zombie trouve le moyen en 60 minutes d'amener plus de cinéma que 90% des films d'horreurs de 90. RAMMBOCK est un livre ouvert, vous offrant tout ce qu'il peut lancer pour divertir solidement le temps d'une heure. On ne peut pas vraiment demander mieux.