Death Race
30
mai
2009

Jensen James, ex-conducteur de Nascar est accusé à tord du meurtre de sa femme. Il est envoyé dans une prison à haute sécuritée contrôlée par une société privée qui organise des courses de voiture où le but est de s'en sortir vivant, tout en éliminant les autres.
WHOOOOO!! Je vais d'abord vous dire ce que j'aime avec ce film, c'est son intention très assumé de vouloir faire dans l'excès de violence. Je vais prendre un autre exemple, Condemned qui en soit est une série B acceptable, trouve le moyen d'offrir dans ces sauvageries une morale anti-violence stupide et hypocrite contre le seul plaisir du film en question. Pour mieux faire accepter au grand public ce qu'on portrait, on va se positionner contre et ainsi se détacher de tout blâme car hein, on montre quelqu'un se faire arracher la tête mais juste pour montrer que s'arracher la tête c'est mal! Death Race n'en a rien à chié, bien sur on ironise un peu l'aspect de la violence et de l'émission télé de façon très primaire, mais on n'y donne jamais le monopole et on ne s'amuse jamais avec la mauviase conscience du spectateur.
C'est donc ici un remake qui mérite de vivre. On prend des éléments diverses de l'original et on adapte la sauce selon la vision du réalisateur. Ici, Paul W.S. Anderson, l'enfant terrible des Fanboys et le salaud qui a la chance d'avoir Milla Johovich dans son lit chaque soir. Anderson en fait à sa tête et s'éloigne une fois de plus de toute profondeur pour offrir une orgie d'action, d'autos qui se démolissent et de plans sur les décolletés. Si dans certains de ces films, ça ne marche tout simplement pas, où ne convient pas au matériel qu'il adapte, Death Race ne fait que gagner en qualité dans sa non-prétention. Anderson a même introduit ses éléments scénaristique pour le film tel que le personnage joué par Joan Allen et des espèces de logos digne de Mario Kart sur la piste, qui permettent de charger les armes des voitures. La réalisateur a également donné à son film une esthétique industrielle et une image léchée, qui pourra en répugner plusieurs. Cette recherche de réalisme bien puant se révèle correct mais espérons le, ne deviendra pas une référence car c'est franchement agressant pour l'oeil.
Le fana de film d'action aura donc de quoi s'en mettre plein la gueule. Anderson s'assure de garder l'adrénalise à son niveau le plus haut, y va avec des plans courts et s'assure d'une grosse séquence d'action à pratiquement tous les dix minutes. Certaisn diront que c'est trop, peut-être, mais dans une film de cet acabit vaut mieux trop en faire que de ne pas en faire assez. On peut aussi dénoncer le manque de clareté de certains moments, où la caméra gigote un peu trop mais tout de même, si vous avez la moitié du Q.I. d'Iron Pat, vous devriez tout comprendre sans aucun problème.
Jason Statham est fidèle à lui-même, ne fait pas grand chose outre que de montrer ses muscles et tatanner du vilain ce qui est parfait. Il se trouve à être le seul personnage du film avec un tout petit peu de substance si on compare avec le reste, tous dignes d'un film d'action fin des années 80. Joan Allen a l'air perdu dans un rôle de méchante patronne sadique, étant digne de Michael Caine qui avait joué le vilain dans On Deadly Ground avec Steven Seagal. Tyrese Gibson est le noir de service, qui s'avère moins intéressant que la voiture démente qu'il conduit. Tandis que Ian McShane nous ressort le père spirituel 100 fois présenté mais avec une certaine classe. Le seul acteur vraiment impressionnant est Jason Clarke dans le rôle du méchant garde, où le mec a l'air d'avoir un plaisir fou à dégeuler ses phrases salopes sur le héros.
Anderson s'amuse énormément avec la violence de son film. Développe les morts de ses personnages pour en finir au bons moments et ce, toujours avec une touche d'humour qui se mélange parfois avec un Gore parfois franchement intense. On décide parfois d'utiliser un moment de silence pour rendre la scène plus choc, où on s'amuse à sortir un one liner débile avant de se faire exploser la gueule. En fait, vous voyez donc le genre, Death Race n'est qu'action écervelé faite sur mesure pour un spectateur qui veut passer un bon moment. Rajoutez au mix quelques personnages féminins dont une assez omniprésente et avouons le, très baisable, et vous allez la formule parfaite du film pour hommes.
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