Kingdom of Heaven

Pendant que la France se bat pour garder Jéruslamen contre les Arabes, un jeune forgeron du nom de Balian, découvre que son père est un chevalier des croisades. Il décide de le suivre en terre sainte pour expier ses pêchés et redonner honneur à la mémoire de sa femme qui s'est suicidé. Mais son père meurt au cours d'un combat et Balian se voit charger des responsabilités de son père. Il découvre rapidement la folie des hommes et l'absurdité d'une guerre entre des ennemis qui n'ont rien de biens différents.
Évidemment, après avoir vu Ridley Scott tout balayer avec GLADIATOR, les attentes sont hautes pour KINGDOM OF HEAVEN, on peut détester avec réserves, mais ce serait être de très mauvaise foi que de renier un film si bien construit et puissant. Le film est long, TRÈS LONG et j'adore ça. On assiste à une quête identitaire et spirituelle magnifique et prenante, avec pour la première fois de mémoire, un Orlando Bloom qui ne va pas dans la facilité dramatique. Mais ce qui reste le plus puissant de ce film, c'est la toujours quasi parfaite mise en scène de Scott, avec lui tout est si clair tout en étant magnifiquement monté. Peu de réalisateur peuvent dire haut et fort qu'ils peuvent autant soutirer d'émotion avec des scènes si simples. Niveau action, Scott offre encore un film où on peut facilement tout suivre et les combats s'avèrent prenants et très intéressants. Par contre, il faut noter un vide d'intérêt d'environ 20 minutes pendant le siège de Jérusalem, la combat final n'étant pas le moment le plus intéressant du film. Il faut souligner la magnifique performance de Brendan Gleeson en chevalier fou et avide, peut-être sa performance la plus cabotine et en même temps, sa plus inquiétante.