Dans ma Peau

Esther s'est blessé à la jambe pendant une soirée entre amis. Depuis cet incident, elle devient carrément fascinée par son corps mais surtout par sa blessure, ouvrant ses plaies au couteau pour les aggrandir de plus en plus. L'obsession va de plus en plus loin, Esther se mutile un peu partout sur le corps et va même jusqu'à faire de l'autocannibalisme sur ses bras et ses jambes. Sa folie grandit, ses relations se détériorent pendant qu'elle sombre de plus en plus dans un enfer incontrôlable.
Ouf, dans la lignée des films DÉGUEULASSES je mets ce film dans les tops. On a évidemment ici un film choc, au rythme lent et aux détails très graphiques. On peut y comprendre quelques sens, moi j'aime bien celui sur l'individualisme. On aurait ici, le résultat d'un individualisme EXTRÈME avec une femme, qui n'a besoin que d'elle pour se suffire. On voit que plus le récit avance, plus ses besoins interpersonnels ne sont plus nécessaires, étant donné sa fascination et son intérêt maladif pour elle-même. On termine le film de manière plutôt abstraite ( La même scène répétée 3 fois), peut-être pour montrer ce cercle vicieux qui ne pourra jamais finir.
Un film plutôt marginal, difficile à regarder mais qui présente des qualités indéniables. On nage pendant une heure quarante dans un malaise difficile à décrire, un malaise plutôt fascinant. Écoutez ce film, mais soyez dans un bon état avant de le faire.