Rambo
John Rambo vît en Thaîlande seul, loin du gouvernement et des démons du passé. Un groupe de chrétiens humanitaires lui demande son aide pour le transport à travers les rivières dagereuses du pays, pour se rendre à un village. Sauf que rendu sur place, le groupe est attaqué par des criminels et est pris en otages. Rambo apprend la nouvelle et aussi que l'église qui payait le voyage a payé des mercenaires pour sauver le groupe. Rambo joint la parade et fait comprendre aux autres ''soldats'' qui est vraiment le mec le plus dangereux.
J'étais très craintif de cette suite tardive, Stallone m'avait étonné avec ROCKY BALBOA, mais je me disais que peut-être on lui avait forcé la main avec son autre franchise. Sauf que RAMBO (Titre très mélangeant d'ailleurs) est un actioner classique dans la forme, mais qui défonce outrageusement dans le style! D'abord, le film de Stallone s'installe très lentement, mais le spectateur aura l'intérêt de redécouvrir un Rambo vieillisant, cynique et complètement détaché du monde. Ensuite, arrive l'élément déclencheur, l'attaque d'un vilalge, monté à la hache avec des meurtres, un enfant qui se fait lancer dans le feu etc. En fait, on comprend rapidement que Stallone a adapté les codes et qu'il a redoublé la violence de la chose pour se distinguer. IL a donc fait un film laid, monté sauvagement avec des tueries graphiques épouvantables, une image avec un look putride et des scènes d'action hyper rythmé. Autant dire que quand on sait où mettre les limites d'une telle entreprise, le film de Stallone fonctionne. Son propos rédempteur par contre, passe complètement à côté de la plaque. De tous les films de la série, je le classerais sous le premier qui reste une référence, mais au-dessus d'un deuxième film inintéressant et d'un troisième film qui a mal vieillit. RAMBO tire très bien son épingle du jeu, malgré ses limites évidentes.