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Le Culte-O-Rama

Le Culte-O-Rama

Pour l'amour des films de genres. Des articles et commentaires sur des films gros budgets ou très obscurs qui sont tombés sous l'attention de Tuco.


Foxy Brown

Publié par Tuco sur 23 Octobre 2014, 03:26am

Catégories : #Blaxpoitation, #Film Policier - Gangsters - criminels et Polar

Foxy Brown

Foxy Brown n'a que le mot vengeance en tête. Son petit ami, un agent gouvernemental infiltré s'est fait buter par une bande de criminels verreux et elle prend les moyens nécessaires pour détruire l'organisation.

Le phénomène de la Blackpoitation n'est peut-être plus très à jour aujourd'hui, mais il a été un des moteurs les plus profitables du cinéma d'exploitation des années 70 étant probablement un des sous-genres les plus créatifs de ce cinéma en marges d'Hollywood. FOXY BROWN est une des pièces maîtresses de ce cinéma haut en couleur et en action, mettant en vedettes des personnages afros américains fiers et libres. Le film de Jack Hill respecte à la lettre le cahier de charges du genre, mais se démarque incontestablement par sa qualité, par son rythme effréné, mais surtout pour son personnage principal inoubliable. De plus, FOXY BROWN, comme le précédent film du réalisateur COFFY (Aussi avec Pam Grier), évoque un féminisme qui fait à voir et qui était à côté de tout ce qui se tramait dans les films de l'époque alors que certains parlent encore de Sigourney Weaver comme première vedette de film d'action avec ALIEN, Pam Grier tirait déjà dans la tête des criminels en 1973.

Un des grands points forts du film de Jack Hill est définitivement le rythme complètement dément de l'entreprise. FOXY BROWN est définitivement un film d'action généreux où peuvent s'enchaîner fusillades, combats à mains nues et poursuite en avion en un espace de 10 minutes. Si le tout est nécessairement fauché par moments, c'est cet aspect d'incomplet en relation avec le je-m'en-foutisme visible du réalisme qui donne à FOXY BROWN tout son charme. Il ne fait aucun doute cependant que le film est été fait très rapidement et que Jack Hill n'a pas du tout tenté de polir un film déjà bien gratiné.

Mais définitivement le meilleur élément du film est son héroïne elle-même. Foxy Brown est définitivement une arme de destruction massive. Non seulement aguérie avec les armes, Pam Grier est une véritable bombe sexuelle dans le rôle principal. Elle est forte, séduisante et contrairement aux autres héroïnes noires de son époque et qui allait suivre, n'est pas du tout masculine dans sa façon de faire. Son attitude de séductrice, mais en même temps de danger public en fait définitivement une des plus grandes figures d'action de la Blackpoitation et peut-être même de son époque.

Malgré tout ses bons côtés, FOXY BROWN est un film d'exploitation qui respecte un peu trop son genre en se lançant dans un mauvais goût plutôt dégradant, voir même inutile considérant la présence mythique de Grier, qui se doit de se dénuder et se faire violer pour remplir le quotas de sexualité déplacé des spectateurs. Les dialogues sont souvent biens cons, mais quelques one liners bien placés risquent de de donner quelques sourires.

Un film surprenant, essouflant et possédant une aura qu'on peine à trouver dans les films récents, FOXY BROWN est un incontournable d'un genre définitivement à découvrir.

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